Le fonctionnement d’une réserve de musée

Exploramer - Réserve muséale et écofact
Crédit : Hugues Leyrit

La plupart des musées ont une collection. Que ce soit un musée à vocation scientifique, historique ou culturelle, une institution a très souvent la responsabilité d’une collection d’objets représentatifs de sa mission qui peuvent être présentés lors d’expositions ou d’activités éducatives.

Exploramer possède une collection de 264 objets, dont des spécimens d’animaux et de plantes du Saint-Laurent marin. Dans le jargon, c’est ce qu’on appelle des écofacts, soit des objets issus de la nature (contrairement aux artéfacts qui sont fabriqués par l’humain). Le reste de la collection est constitué d’outils associés aux techniques de pêche ou d’œuvres d’art inspirées par la nature.

Garder cette collection en bon état demande de la rigueur et de la vigilance. Il faut surveiller tous les jours la température et le taux d’humidité de la réserve pour s’assurer que les conditions sont optimales. Il faut que l’air soit frais et sec, mais pas trop.

 

La conservation à long terme de matière organique n’est pas toujours simple puisque beaucoup de ces spécimens peuvent se décomposer rapidement en temps normal. Il existe cependant plusieurs techniques pour interrompre ce processus. Toutes ces techniques ont en commun de venir retirer ou remplacer l’eau contenue à l’intérieur du spécimen. En effet, sans eau, il y a beaucoup moins de bactéries susceptibles de décomposer les spécimens.

Il faut choisir la bonne technique en fonction de l’écofact et de ce que l’on souhaite en faire. Par exemple, conserver un poisson dans un bocal d’alcool permet de garder la souplesse du spécimen, tandis que la plastination (une technique qui remplace l’eau des tissus par du silicone) le rend beaucoup plus facile à manipuler et à exposer. Comme vous pouvez le constater, un musée a plusieurs outils à sa disposition pour s’assurer de conserver ses collections pour les générations futures.