Wait… What is this ? It’s a question that often comes to your mind when you spend a little time in a museum’s collections storage. You walk into the room looking for a beluga tooth, only to have your attention caught by an object you had never noticed before. Curiosity being what it is, it’s hard not to want to find out more. Luckily, one of the responsibilities of Exploramer’s museum team is to document the collections and gather as much information about them as possible.

Fusil de biopsie


Aujourd’hui, on découvre une arme un peu particulière. En effet, ce fusil n’est pas destiné à la chasse, mais bien à la recherche scientifique. D’une longueur de 125 cm et principalement constitué d’aluminium et de plastique, ce dernier pouvait projeter une fléchette à l’aide de sangles en caoutchouc, de la même manière que le ferait un lance-pierre. Le projectile permettait de réaliser une biopsie sur un mammifère marin.

La biopsie est une technique importante dans l’arsenal des chercheurs. Elle consiste à prendre un petit échantillon de peau et de gras de l’animal pour en analyser la composition. La technique a été élaborée dans les années 1970-1980 pour collecter des données sans devoir avoir recours aux nécropsies. Bien que considérée comme invasive, la technique n’a qu’un impact mineur sur l’animal lorsque pratiquée correctement.

La biopsie s’est considérablement développée au cours des dernières décennies, et ce autant dans le perfectionnement des outils de collecte que dans la diversification des facteurs analysés. De nos jours, il est possible d’effectuer des analyses ADN, de mesurer l’accumulation de polluants dans les tissus, de mesurer les niveaux d’hormones de l’animal et d’établir son régime alimentaire. Tout ça à partir d’un peu de peau et de gras!

Le fusil et la fléchette présente dans les collections d’Exploramer ont été utilisés par le biologiste Jean Laurin alors qu’il étudiait les bélugas du Saint-Laurent dans les années 1970. Son frère, monsieur Guy Laurin, nous en a généreusement fait don. Ces objets témoignent autant du développement de cette technique que de l’histoire de la biologie marine au Québec.

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Justine Millaire
Responsable de la muséologie